République du Centre
Le compte à rebours a commencé, pour les enfants comme pour les parents : Noël, c’est dans deux mois !
Au Château de Saint-Brisson, on prépare aussi déjà fort activement les fêtes de fin d’année, en proposant un concours original « Mon sapin sur son 31 ».
Il s’agit de créer un sapin, en bois, plastique, papier, etc., et d’en faire le roi de la forêt éphémère qu’on verra au château du 26 au 29 décembre et du 2 au 6 janvier.
Les réalisations seront exposées et soumises au regard du public. Mais attention ! Les sapins devront être déposées au château entre le 10 et le 15 décembre, uniquement l’après-midi entre 14 heures et 17 heures.
Pour plus de renseignements sur les modalités et e règlement de ce concours, n’hésitez pas à contacter l’équipe du château de Saint-Brisson.
République du Centre 6 Avril 2007
Le château de Saint-Brison entretenu par une année culturelle 2007 chargée
Pour attirer encore et toujours plus de visiteurs au château de Saint-Brisson, le programme des activités 2007 se veut varié. Tirs de catapultes, visites, expositions, concerts et manifestations diverses.
2007 marque la vingtième saison touristique du château de Saint-Brisson-sur-Loire, légué à la commune en 1987.
Consécutivement, l’association « Les Amis du Château » avait été créée et, depuis, 80 bénévoles travaillent, été comme hiver, à prendre soin de ce patrimoine commun.
Cette année encore, le programme culturel est donc chargé. Fidèles au poste les expositions, les concerts, les manifestations et les activités de renommée, telles que les visites animées de tirs de catapulte, sauront accompagner les beaux jours.
Une dizaine d’invités à voir et à écouter
Cette fameuse saison 2007, s’est ouverte, le 31 mars dernier, avec le vernissage de l’exposition Pictura, « Visions du Moyen Age à travers l’estampe occidentale », programmée jusqu’au 13 mai. Laurent Quillerié, co-organisateur de l’événement, devrait d’ailleurs en assurer, le 14 avril prochain, à 17 heures, la visite conférence.
L’exposition de gravures laissera le champ libre à Marie Martine Burtin, qui exposera ses peintures du 17 mai au 1er juillet. Le collectif d’artistes Art’Round Jazz prendra ensuite le relais, du 5 juillet au 19 août, pour proposer aux visiteurs de s’attarder sur les expressions plastiques autour du jazz. Enfin, le château accueillera les dessins de Jackie David, entre le 23 août et le 30 septembre, jusqu’à la venue des « habitués » de Saint-Brisson, du 4 octobre au 15 novembre, avec l’édition 2007 du collectif Arts’Amis.
De quoi en prendre plein les mirettes ! Et ce n’est pas fini…
Le 28 avril prochain, « A fleur de femmes », proposera à partir de 21 heures, un spectacle lyrique, salle des spectacles.
Changement de registre mais même décor et même horaire, le 2 juin pour le duo Gerardo Jerez le Cam et Jacob Maciuca. Univers de l’Est et folklore tzigane. Puis ce sera au tour de l’incontournable Val de Jazz de s’inviter au château. Avec le 22 juillet, au matin, une randonnée musicale, et les deux jours suivants, à 21 heures, une soirée concert.
Enfin, le Djivilli Quartet et la compagnie « Nezcoquin », ponctueront cette ambiance musicale.
Le 18 août, à 21 heures, dans la cour du château, pour les premiers et le 29 septembre, à 10h30 et 18 heures, salle des spectacles, pour les seconds.
Quelques animations en prime. Autour des démonstrations de tir, l’après-midi du 24 juin sera marquée par une séance d’escrime artistique du Cercle d’escrime giennois. Re-belote le 16 septembre pour les Journées du Patrimoine, qui auront commencé le 15 septembre. Visites et animations gratuites pour les enfants et « soldées » pour les grands.
Les tarifs spectacles sont de 12 € pour les adultes et 6 € pour les enfants, en tarif normal, et de 7.50 € et 3 € pour les événements soutenus par la communauté de communes giennoise
République du Centre 15 juin 2007
Les enfants font du cinéma en visitant le château de Saint-Brisson
Une visite costumée interactive est désormais proposée aux jeunes visiteurs. Sur le thème de la vie de château, les enfants endossent les rôles de marquis, marquise, majordome, cuisinière ou femme de chambre.
Le château de Saint-Brisson-sur-Loire propose une nouvelle animation destinée aux enfants des écoles et des centres de loisirs. Il s’agit d’une visite costumée interactive sur le thème de la vie de château.
Durant 50 minutes, les bambins parcourent les différentes pièces du château avec un guide qui, par un commentaire adapté à leur jeune âge, leur fait découvrir la répartition des tâches et la cohabitation entre maîtres et domestiques au XIXe siècle.
Cinq enfants, avant le début du circuit, endossent des costumes qui les transforment en marquis, marquise, majordome, cuisinière et femme de chambre. Chacun a son rôle à tenir selon le lieu. La visite commence par le rez-de-chaussée, royaume de la cuisinière. Celle-ci s’active à la préparation d’un ragoût de lentilles sur l’antique fourneau avant de le déposer dans le passe-plats qui le propulse à l’étage. Il est récupéré à l’office par le majordome qui le présente sur un beau plat avant d’annoncer cérémonieusement : « Madame la Marquise est servie ».
Dans la salle à manger, la table est superbement dressée. Les maîtres et leurs invités n’ont plus qu’à prendre place après avoir admiré les différents blasons qui ornent la pièce. Après le repas, Marie-Sophie Céline Séguier et son mari, Louis-Charles-Henry de Ranst de Berchem, (ces noms à rallonge amusent beaucoup les enfants !) invitent leurs hôtes à passer au salon, le majordome étant chargé de l’ouverture et de la fermeture des portes.
Une mise en scène efficace
Les appartements privés voient entrer en scène la femme de chambre. Ses occupations sont multiples : préparer le bain de sa maîtresse, friser ses cheveux, chauffer son lit à l’aide d’une bassinoire, préparer ses vêtements dans le semainier, passer le plumeau… Après une journée de dur labeur, les domestiques regagnent leurs chambres dans le grenier, pour prendre un repos mérité.
La mise en scène fonctionne parfaitement. Les acteurs prennent leur rôle très au sérieux et leurs camarades non costumés les regardent d’un autre œil, mi-amusés, mi-impressionnés.
Adultes et enfants prennent un plaisir non dissimulé à cette visite pas comme les autres durant laquelle les nombreuses anecdotes permettent d’appréhender le monde de jadis.
Journal de Gien Val de Jazz
Seconde soirée avec Otis Taylor
Otis Taylor figure parmi les bluesmen du moment, voire parmi les meilleurs avec un blues douloureux.
Né en 1948 à Chicago, Otis Taylor a grandi dans les sonorités de Denver et du Colorado. A l’âge de 14 ans, il se familiarisait au banjo et deux ans plus tard, il découvrait les secrets de la guitare et de l’harmonica. A 19 ans, il débute une carrière prometteuse puis en 1977 il décide de rompre avec le business musical. Il devient antiquaire et coach une équipe de vélo tout en restant un bluesman de référence dans sa région.
Puis il revient à la musique en 1995, sillonnant à nouveau les scènes du monde entier.
Mais il faut aussi rendre hommage à ces formidables musiciens qui l’ont accompagné pour une prestation de tout premier ordre et particulièrement sa fille Kassie, bassiste d’un soir mais qui a bien d’autres cordes à son arc.
Le public a apprécié son interprétation troublante et si touchante avec des sonorités qui donnent vie à cette musique, la moiteur de ce blues qui retranscrit si bien la vie des communautés et leurs souffrances.
Ce concert a été très apprécié du public un peu moins nombreux que la veille mais enchanté par le spectacle proposé.
Six ½, Madeleine Peyroux et l’orage en tête d’affiche
La soirée commençait fort, lundi, dans la cour du château de Saint-Brisson.
A peine les premières notes de l’ensemble Six ½ lancées que l’orage leur faisait écho. Un orage qu’ont subi les quelques 500 spectateurs venus malgré tout apprécier ce groupe de jazz vocal et ses reprises des standards du chanteur Claude Nougaro.
Au programme également de cet ensemble et des arrangements d’autres artistes de jazz. Les six chanteurs ont su, malgré les conditions difficiles, enchanter leur public et c’est sous des applaudissements nourris qu’ils ont cédé la place à Madeleine Peyroux, tête d’affiche de ce concert.
Place donc à la voix chaude et sensuelle de cette artiste américaine, élevée en Géorgie mais également à Paris. Des compositions originales, des thèmes contemporains empruntés à Léonard Cohen, Tom Waits ou Joni Mitchell, des reprises parfois surprenantes ont séduit le public qui a ovationné l’artiste à plusieurs reprises.
Fidèle à ses musiciens depuis son premier album, Dreamland, en 1996, Madeleine Peyroux propose avec leur concours un son folk, des mélodies pointues, des rythmes lancinants à tous ses admirateurs.
Sa création, sa voix grave ont conquis le public venu à Saint-Brisson et même le temps qui s’est enfin calmé pour laisser le public profiter de cette artiste fascinante.
Journal de Gien Mercredi 22 Août 2007
Le colonel Chevreau, le merveilleux fou volant de Saint-Brisson-sur-Loire
Le château du village a consacré une salle à René Chevreau, enfant du pays et pionnier de l’aviation, au début du XXe siècle. Retour sur le parcours de ce personnage méconnu, ingénieur, militaire et inventeur.
Au château de Saint-Brisson, le musée Chevreau rend hommage a colonel René Chevreau, un des premiers pilotes de l’aviation française et remarquable ingénieur-inventeur. L’exposition permanente d’une dizaine de panneaux explicatifs complétés par de nombreux objets personnels du colonel, permet de se replonger dans l vie de ce personnage et de revivre les premières heures de l’histoire de l’aviation et de ses pionniers, au début du siècle dernier.
Le brevet militaire n°26
Né à Saint-Brisson en 1879, fils de René Chevreau, instituteur à Ascoux près de Pithiviers, le jeune René suit sous la direction de son père une brillante scolarité au petit séminaire de la Chapelle-Saint-Mesmin. En 1900, il est admis pour 3 ans à l’école polytechnique de Paris, puis le jeune ingénieur débute une carrière militaire dans l’artillerie où il est promu lieutenant en 1911.
Attiré par l’aviation, René Chevreau apprend à piloter, décroche le brevet militaire n°26 et le brevet civil de l’Aéroclub n°132. Détaché au service de l’aviation militaire, son talent de pilote et ses qualités d’ingénieur vont contribuer au développement de la section technique de l’aéronautique naissante.
Il participe alors aux premiers meetings aériens. En 1910, il bat le record de vitesse d’Henry Farman, il est le premier à voler à 54 kilomètres heure !
L’année suivante, il prépare le raid Paris-Nice-Rome sur monoplan Blériot. « Désirant être agréable aux habitants de Saint-Brisson », le lieutenant Chevreau décide d’entreprendre un vol d’entraînement partant de Vincennes le 9 mai 1911.
Un exploit fêté par les Giennois en 1911
L’événement relaté dans la presse de l’époque permet de mieux comprendre les difficultés éprouvées et les risques encourus par ce pionnier de l’aviation : « C’est seulement le 11 mai à 4h45 du matin qu’il put enfin partir malgré le brouillard qui l’obligea à piloter à la boussole jusqu’à La Ferté-Allais (…) Un léger incident devait marquer son arrivée à Saint-Brisson. Après avoir pris plusieurs fois contact avec le sol , l’avion vient buter contre un orme situé à la limite du pré. L’arête supérieure de l’aile fut brisée et la roue gauche voilée. Incident nullement imputable au distingué et brillant aviateur. En effet le drap posé sur l’herbe qui devait guider la descente de l’élégant Blériot avait été mis à une trop courte distance de la haie où l’orme se trouvait dissimulé ».
Seulement six personnes assistent à l’atterrissage à Saint-Brisson, mais les ronflements de l’avion au-dessus de Gien déclenchent un émoi indescriptible, les Giennois accourant de toute part pour fêter l’exploit.
Lors du raid de l’aviation civile Paris-Nice-Rome, il s’illustre en ralliant Nice (terminus militaire) sans assistance en 11 jours.
En septembre 1911, il participe aux grandes manœuvres aériennes militaires et est chargé de développer une liaison étroite entre l’aviation et l’artillerie.
Promu au grade de colonel en 1931
Au cours de la Première Guerre Mondiale, le capitaine Chevreau ne manque pas de faire preuve de ses qualités de pilote. Il passe un an, 6 mois et 28 jours sur le front, totalisant 738 heures et 45 minutes de vol, avant d’intégrer l’état major technique de l’aviation. Après le guerre, il fait parti en 1919 de la mission militaire française en Tchécoslovaquie puis travaille pour le secrétariat d’Etat de l’aéronautique où il est chargé des marchés des prototypes.
Il est promu au grade de colonel en 1931.
René Chevreau, un génial inventeur
Polytechnicien au service de l’armée, les recherches de René Chevreau sont orientées vers l’aviation.
En 1910, il dépose un brevet d’invention d’un aéroplane à vitesse variable et réglable (modèle proche de l’Antoinette VII de Levasseur). Il met au point en 1913 le Vendôme, avion démontable pouvant être transporté en camion.
A la retraite, le colonel Chevreau ne peut rester inactif mais dorénavant, il destine ses inventions au génie civil. Il met au point un aéromoteur, sorte d’éolienne sophistiquée permettant d’électrifier les fermes isolées. L’Electricité de France s’intéresse à son projet mais ne retient que le pylône supportant l’aéromoteur. Ce pylône d’un type nouveau dit « en corset », c’est-à-dire plus étroit au milieu qu’à son sommet, est adopté par la compagnie d’électricité pour équiper certaines lignes à haute tension.
En 1961, trois ans après sa mort, la mairie de Saint-Brisson lui rend hommage en donnant son nom à une rue du village et en apposant une plaque commémorative sur sa maison natale.
Journal de Gien 20 Septembre 2007
Journées du patrimoine
Retour au Moyen Age dans les douves du château
C’est tout le village qui était en effervescence ce week-end avec la fête à la citrouille dans le bourg et les journées du patrimoine dans l’enceinte du château. Samedi et dimanche, Angeline Bailly et son équipe ont accueilli les visiteurs et ouvert les portes du château pour que chacun puisse apprécier les travaux de restauration et de rénovation engagés depuis maintenant 20 ans, par la municipalité et les Amis du Château pour la préservation de ce précieux patrimoine. Angeline Bailly évoquait à cette occasion le souvenir de Roger Massé, ancien maire du village, disparu en août dernier « qui a su insuffler aux bénévoles la volonté de restaurer les lieux ». Un élan qui perdure aujourd’hui et qui mérite tout le soutien nécessaire.
Pour ces journées exceptionnelles et annuelles, il était également proposé des animations, ce qui a toujours le don de ravir le public.
Les démonstrations de tirs de catapulte ont ainsi recueilli un vif succès, d’autant qu’Angeline a l’art de raconter et de mettre en scène l’histoire des lieux. Et quand vient l’heure de convier hommes, femmes et enfants, à manipuler la Pierrière, tout le monde participe joyeusement.
Pour ajouter un petit plus à ce week-end, les artistes du cercle d’escrime giennois avaient été conviés à faire montre de leur talent. Les combats à l’épée et autres démonstrations dans les douves du château, autour des machines de guerres médiévales, n’auront pas manqué de susciter quelques vocations dans les gradins, surtout chez les plus jeunes.
La Création d’un circuit libre pour découvrir le vieux Saint-Brisson
Le public pouvait également partir pour une visite du village en compagnie d’Antoine Estienne, guide érudit qui est également à l’origine du « Circuit historique des sites et maisons remarquables du vieux Saint-Brisson ». Ce circuit tout nouveau a été inauguré en fanfare dimanche en fin d’après-midi et se compose pour l’heure de 10 plaques apposées sur 10 lieux remarquables parmi lesquels l’ancien prieuré, la maison Launay, le Puits des Bans, la Glacière, la cave gothique du château…
Ce parcours d’environ un kilomètre se fait librement à partir d’un plan, agrémenté d’un texte, à retirer gratuitement chez tous les commerçants du village. Une initiative qui a reçu le soutien de la municipalité et qui ne manquera pas de se développer au fur et à mesure des découvertes…
Journal de Gien 20 septembre 2007
Des corps, encore et encore, signés Jackie David
Jackie David a un sens inné pour le dessin. Pour exprimer son talent tout particulier, elle choisit la pierre noire, et parfois le pastel sec, mais c’est surtout le sujet qui intrigue et accroche le regard. Chez Jackie David, belle parisienne au charme doux et au sourire joliment dessiné, l’art ne s’embarrasse pas des tabous. C’est justement le corps et l’humain sous tous ses angles qui sont sa principale source d’inspiration. Et si dans l’ensemble, ses dessins sont plutôt figuratifs et la nudité gracieusement mise en scène, le visiteur trouvera aussi une part d’abstraction dans l’œuvre de Jackie David. « J’aime aussi laisser sa place à l’œil de celui qui regarde, que chacun puisse trouver sa part d’interprétation » explique-t-elle en évoquant ses dessins où elle a travaillé la superposition des corps.
Jeune artiste, Jackie David évolue depuis seulement deux ans dans le monde des expositions, date de sa toute première expérience lors d’un salon à Paris. Et c’est le regard admiratif et conquis des visiteurs qui l’a incitée à poursuivre dans cette voie. Certes, elle ne vit pas encore de sa passion pur le dessin, mais avoue volontiers « tendre doucement vers l’art avec la volonté d’y parvenir ».
Les Giennois ont la chance de pouvoir rencontrer le talent de Jackie David. Elle expose dans la galerie du château de Saint-Brisson jusqu’au dimanche 30 septembre.
Journal de Gien Jeudi 4 Octobre 2007
Une belle aventure musicale avec la compagnie Nezcoquin
La compagnie Nezcoquin était, samedi 29 septembre, l’invitée de la communauté de communes giennoises et des Amis du Château pour un concert-spectacle intitulé « Où se cache-t-elle ? ». Après une séance le matin avec les scolaires, les comédiens-musiciens sont revenus vers 18 h au château pour une séance grand public où les enfants étaient de nouveau aux premières loges.
Mais si l’histoire de Fanny, la petite fille qui a perdu un objet précieux, leur était plutôt destinée, les grands l’ont aussi apprécié, notamment au niveau musical avec un duo de chanteurs entouré par une formation de qualité. Piano, basse, batterie, violon , violoncelle et saxophones étaient également sur scène pour cette drôle d’aventure, de quoi varier les styles ce dont la compagnie Nezcoquin ne s’est pas privée allant du tango à la valse en passant par la salsa… ce pour le plus grand plaisir de l’ensemble des spectateurs.
Journal de Gien Jeudi 11 octobre 2007
L’expo « Arts’Amis » inaugurée sous le signe du partage avec les artistes handicapés
Réunir artistes valides et handicapés en un lieu qui ne se prête guère à la présence de personnes à la motricité en fauteuil roulant, c’était un pari fou pour les Amis du Château de Saint-Brisson et la galerie Pictura de Bourges.
Mais les Amis du château, que préside Jean-Claude Bourgoin, ont relevé le défi et ont concocté pour l’occasion des plans inclinés et ont même construit une chaise à porteur spéciale pour l’occasion afin de transporter les handicapés dans le dédale des étages et des escaliers du château de Saint-Brisson !
« Nous sommes touchés de l’effort que vous avez fait » confiait Laurent Quillerié, le directeur de la galerie Pictura lors de l’inauguration vendredi soir en s’adressant au président des Amis du Château et à Angeline Bailly, la conservatrice. Car le but de cette exposition intitulée « Partage 07 Arts’Amis » est « d’éviter la ghettoïsation des artistes handicapés à des lieux connus comme les hôpitaux » et de faire côtoyer ces deux mondes d’artistes, « de faire découvrir au public la sensibilité de ces autres artistes ».
Jean-Claude Bourgoin a fait partager son émotion d’avoir découvert les œuvres de cette exposition mêlant deux mondes d’artistes différents et qui est bien dans les objectifs de l’association à savoir la sauvegarde du patrimoine et la mise en valeur culturelle du château. Une exposition qui n’aurait pu avoir lieu sans le concours de la municipalité, représentée par Françoise Bongibault et le soutien financier du Conseil Général du Loiret.
Jusqu’au 15 novembre, on pourra donc y admirer les œuvres de 17 artistes dont sept présentés par la galerie Pictura qui rend d’ailleurs hommage à l’une de ses artistes disparue trop tôt, Isabelle Guillot.
Dessins, photos, gravures, peintures et sculpture s’affichent et s’exposent dans les salles du château tous les jours, sauf le mercredi, de 10 h à 12h et de 14 h à 18h.












